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Le but des évangiles était de véhiculer l'enseignement de Jésus de Nazareth et les nombreuses guérisons qu'il opéra venaient appuyer et prouver son origine divine. Mais peut-on reconstituer, à partir des textes évangéliques, une " séance " de guérison, telle que l'aurait effectuée le Maître il y a deux mille ans ?
Les évangiles font mention à plusieurs reprises de foules nombreuses qui accouraient pour L'entendre et se faire guérir par ce jeune thaumaturge, dont la bonté et la compassion ne diminuaient en rien l'ascendant et l'autorité. Edgar Cayce qui, dans ses vies antérieures, avait cotoyé plusieurs incarnations du Maître, l'appelait l'Enseignant des enseignants et affirmait que ses propres activités, en tant que guérisseur médiumnique au XXe siècle, étaient l'Oeuvre du Maître.
On compte pas moins de quinze sortes de maladies ou de maux que Jésus a guéris, allant des possessions diaboliques à la résurrection des morts en passant par diverses maladies physiques. Il en a sans doute opéré beaucoup plus qui ne sont pas rapportées dans les évangiles.
Luc et Mathieu racontent ces guérisons de façon générale, sans donner trop de détails. On peut donc supposer qu'ils ont rapporté des faits connus par ouï-dire. Luc (ou Lucius selon Cayce) était l'un des soixante-douze disciples, choisis par le Maître pour préparer ses visites dans les villes et village de Palestine. Quant à Mathieu, bien qu'il fût l' un des douze apôtres, il n'était pas du nombre des intimes (Pierre, Jacques et Jean) que Jésus emmenait avec lui lorsqu'Il opérait des guérisons importantes.
Marc, étant le secrétaire de Pierre, rapportait avec force détails le récit de ces faits dont Pierre était un témoin oculaire. En effet, l'évangile de Marc donne beaucoup de détails circonstanciels qui nous éclairent sur la manière dont Jésus opérait ses guérisons. Il en va de même pour Jean, autre témoin oculaire avec Pierre et Jacques.
Les récits suivants de Marc et de Jean sont les plus vivants et les plus réalistes des textes évangéliques. Leur analyse fait bien ressortir la méthode de guérison de Jésus :
Jésus établit d'abord un contact avec les malades, soit par la voix (les 10 lépreux), soit par le toucher : il touche et impose les mains (guérisons des aveugles et des sourds). Les foules cherchent à Le toucher, ne serait-ce que par ses vêtements (ils étaient alors guéris). Pour comprendre la force rayonnante du Maître, il faut se reporter au récit de la Transfiguration (Mc 9, 2-8).

Jésus fait également des " médicaments puissants " avec sa salive et un peu de terre. Il étend cette " boue " sur les yeux des aveugles et ceux-ci recouvrent la vue. De même il guérit un muet en lui touchant la langue.
La Voix
Jésus se sert aussi de la parole pour dialoguer avec le malade et sonder ses motivations profondes : " Crois-tu que je puisse faire cela ? " ou encore " On ne jette pas le pain des enfants aux chiens " ou encore Il suggère l'image de la guérison : " Femme, tu es délivrée de ton infirmité ", puis il la guérit en lui imposant les mains.
D'autres fois, il utilise la voix avec autorité pour commander à la maladie ou ressusciter les morts. Enfin verbalement il renvoie les malades à leur propre responsabilité face à la guérison : " Va te laver à la piscine de Siloé "; " Allez, montrez-vous aux prêtres "; " Que veux-tu que je fasses pour toi ? "; " Étends la main "; " Lève-toi, prends ton grabat et marche "; " Veux-tu guérir ? "; " Jeune homme, je te le dis, lève-toi "; " Lazare, viens dehors ".
Ses dispositions psychologiques
Jean et Marc ne manquent pas de nous montrer le Maître plein de compassion pour les malades. En voici quelques exemples :
" Et ému de compassion, étendant la main, il le toucha et lui dit : Je veux, sois purifié " Mc 1, 40-45.
" Il mit ses doigts dans ses oreilles, et ayant craché, il toucha sa langue, et ayant regardé le ciel, il gémit et il dit :Ephphata, ce qui veut dire : ouvre-toi " Mc 7, 32-37.
" Jésus le voyant gisant et sachant qu'il a (cette maladie) depuis longtemps déjà, lui dit : Veux-tu guérir ? "
" Jésus frémit en son esprit et se troubla... Jésus pleura... Lazare, viens dehors " Jn 11, 1-45.
Ses dispositions spirituelles
Il se retire à l'écart pour méditer et prier : " ... des foules nombreuses accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se tenait retiré dans les déserts et priait " Lc 9, 15-16.
Il invite les malades à penser à leur vie spirituelle : " Enfant, tes péchés sont remis " Mc 2, 3-12.
Il explique à ses disciples pourquoi ils n'ont pas pu guérir l'épileptique : " Cette espèce (de démon) ne peut sortir par rien sinon par la prière " Mc 9, 28-29.
Il est la Source de Vie, parce qu'Il est continuellement " branché " sur Dieu : " Le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu'il ne verrait faire au Père, car ce que Lui ferait. Le Fils aussi le fait pareillement " Jn 5, 19. " Car, comme le Père réveille les morts et les vivifie, ainsi le Fils aussi vivifie ceux qu'il veut " Jn 5, 21. " Moi et le Père nous sommes un " Jn 10,30. " Je suis la résurrection et la vie " Jn 11, 25. " Je suis la Route, la Vérité et la Vie " Jn 14,6. " Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance " Jn 10,10.
Conclusion
Nous pouvons résumer ainsi la méthode de guérison du Maître :
Préparation personnelle : Méditation et prière (il se retire dans le désert ou sur la montagne pour prier); Compassion pour les malades.
Procédure : (1)Diagnostic des dispositions des malades (réceptivité et volonté de guérir ) :
Comment s'effectue la guérison ? Elle n'est pas toujours instantanée. Elle peut être progressive (cas de l'aveugle de Bethsaïde : " Je vois les hommes comme des arbres... Jésus lui impose les mains de nouveau et il vit nettement Mc 8, 22-26).
Commentaire : (C'était surtout) l'aura indéfinissable d'autorité spirituelle qui se dégageait de cet homme. Sa figure divine, d'apparence souriante et compatissante, n'avait qu'à regarder les malades et les infirmes pour qu'ils soient guéris, mais l'instant d'après, le regard perçant et sévère de ces yeux bleus gris pouvait commander aux démons de quitter un possédé et ils s'enfuyaient. (D'après Edgar Cayce) W.H. Church, Les retours d'Edgar Cayce, Éditions de Mortagne.