Le
Mystère de la guérison
Introduction
Qu’est-ce
que la guérison ? Qui guérit qui ? Y a-t-il vraiment communication d’énergie
vitale entre un guérisseur et son patient ? Autrement dit : comment
s’opère essentiellement la guérison ? J’ai tenté d’élucider ce
« mystère » à la lumière de l’enseignement de Cayce et de Seth.
L’enseignement de Cayce:
Mind is the builder (l’esprit est le créateur ou le bâtisseur)
Toute guérison vient de la même
source. Et qu’elle se fasse par la diète, ou par les médicaments, ou même par
la chirurgie, c’est pareil : il
s’agit d’amener à la conscience ces forces qui résident à l’intérieur du corps,
et qui sont le reflet de la Force créatrice de Dieu (Lecture 2896-1)
La guérison consiste à mettre les tissus vivants du corps en résonance avec les Énergies
créatrices (Dieu)… Il s’agit de
mettre la structure atomique de la cellule vivante, cette énergie cellulaire, en résonance avec sa ligne de vibration spirituelle. (Lecture
1967-1)
Quelqu’un demanda à Cayce : Pourrais-je devenir guérisseur ? Et si oui, quelle méthode devrais-je utiliser ?
Celle
qui t’apparaîtra comme la voie à travers laquelle un autre être pourra
bénéficier de ce qui t’est donné.
Innombrables
sont les voies par lesquelles peut passer la guérison : elle peut se faire
par le contact individuel ; par la foi ; par l’imposition des mains ;
par ce que la volonté crée dans l’esprit (puisqu’il est le constructeur de
l’être humain) ; par un état de conscience qui amène un contact plus
étroit avec les Forces Créatrices de l’Univers (Dieu). Utilise ce que tu as sous la main. (Lecture 281-6)
Lorsqu’un être humain, avec son corps (il ne s’agit pas de celui du malade) a élevé suffisamment ses vibrations, il peut, à l’aide de la parole, éveiller le dynamisme émotionnel de cet autre qui est malade, de façon à revivifier, ressusciter, modifier les énergies tourbillonnaires de la structure atomique du corps physique c’est-à-dire la force vitale de celui-ci. Ainsi, ces énergies sont remises en mouvement.
C’est ainsi qu’agit la
force spirituelle, ou psi, d’un corps sur un autre corps, lorsqu’on apporte la
guérison à un autre individu. À ce moment-là la personne qui agit comme
guérisseur peut faire surgir cette force dans le système hormonal de
celle qui est malade- système qui commande les énergies circulatoires, de telle
sorte qu’elles pourront trouver en
elles-mêmes de quoi revivifier, ou ressusciter le corps malade, en proie au
désordre et à la détresse. (Lecture 281-24)
Aucun
traitement médical, quel qu’il soit – par médicament ou par manipulations
mécaniques -, n’est curatif de par lui-même. Les traitements médicaux ne
servent simplement qu’à rebrancher,
qu’à ajuster, les activités des organes du corps à la Nature, c’est-à-dire aux
sources de la vie de la Nature ! Et
toute guérison vient de la Vie. Or la
Vie, c’est Dieu. La guérison, c’est l’ajustement de ces forces qui se
manifestent dans le corps de l’individu. Le corps, le schéma corporel, est
un réceptacle de toutes les forces de l’Univers. […] Aussi, branchez votre corps sur la longueur
d’onde qu’il lui faut (Lecture 2153-6)
Lorsque
quelqu’un est capable de faire surgir en lui-même de telles vibrations, et,
ainsi, de faire passer son Moi physique par toutes les étapes de cette résonance, jusqu’au centre qui dispense
l’énergie, c’est-à-dire le troisième œil – alors le corps de cet individu
devient comme un aimant qui, utilisé
correctement, amène la guérison aux autres en passant par les mains. C’est ainsi que l’imposition des mains
peut soigner efficacement. (Lecture 281-14).
Ces vibrations qui
montent sont déclenchées par le corps qui met tout son être, son Moi profond,
son Moi total, sur ces longueurs d’onde, et arrive ainsi à un stade de
conscience où il est branché sur la Force divine. Celle-ci est la Vie
elle-même, et c’est elle qui anime la matière. […] La vibration est en essence,
la conscience du Christ qui surgit, qui monte du tréfonds du soi, pour pouvoir
s’écouler à un moment, vers l’extérieur, vers la personne sur laquelle on veut
diriger ce flot d’énergie. (Lecture 281-7).
L’enseignement de Seth :
Vous créez votre réalité en fonction de vos croyances et de vos attentes […] (Livre de Seth. p. 155).
Votre monde constitue une réplique fidèle de vos propres pensées… Certains modes de transmission existent – la télépathie par exemple – qui sont des hypothèses fondamentales dont chaque individu soupçonne plus ou moins la réalité. Partant de là, vous formez votre milieu physique suffisamment cohérent pour qu’objets, situations, dimensions entraînent une adhésion générale (Ibidem, pp. 155-156)
Si vous vous considérez comme une créature insignifiante, vous direz : « Je suis un organisme physique et je vis à l’intérieur de limites que l’espace et le temps ont jetées sur moi. Je suis à la merci de mon milieu. » Si vous vous situez dans un projet plus vaste, vous direz : « Je suis un individu. Je forme mon milieu. Je change et j’interviens sur le monde qui m’entoure. Je fais partie de tout ce qui est. Il n’est aucun lieu à l’intérieur de moi d’où la créativité soit absente. » (Ibidem, p. 156).
[…] vous créez la matière physique en utilisant la vitalité interne de l’univers… (Ibidem, p.160).
Vous devez comprendre que la télépathie est constamment en œuvre, expliquait-il. Si vous attendez en permanence d’un individu qu’il se comporte d’une manière particulière, vous lui envoyez en permanence des ondes qui le conditionnent. Chaque individu réagit à la suggestion. Compte tenu des conditions particulières du moment, tel individu agit, d’une façon ou d’une autre, en fonction de la masse de suggestions qu’il reçoit.
Il va de soi que celles-ci lui sont fournies à la fois verbalement et télépathiquement par d’autres, mais aussi par lui-même à l’état de veille ou dans le rêve. (Ibidem, p. 223)
La vraie connaissance de soi est indispensable à la santé et à la vitalité. Elle suppose d’abord la découverte de ce que vous pensez subconsciemment de vous-même. Si c’est une bonne image, bâtissez sur elle. Si elle est mauvaise, considérez-la comme une opinion passagère et non comme un état absolu. (Ibidem, p. 225)
Vous devez souhaiter être en bonne santé, car c’est un état naturel de votre être […] Vous devriez faire confiance à l’intelligence innée de votre être. La santé est son état naturel. L’énergie de l’univers s’exprime à travers votre image physique. Vous, en tant qu’individu, conscience individuelle, faites partie de ce Tout, et vous ne pouvez pas vous exprimer pleinement, ni accomplir votre but, si vous n’êtes pas en bonne santé. Car les effets de l’esprit sont ressentis par le corps […] Théoriquement, si vous faisiez bon usage de vos énergies, vous seriez en excellente santé et comblé. Pourtant nombreux sont les manques qui peuvent perturber ce processus. (Ibidem, p. 238-239)
Le fait d’utiliser votre propre
énergie vous rapproche de la source de votre pouvoir. La guérison comporte une
poussée agressive de croissance et une grande concentration de la vitalité.
Plus vous vous sentez impuissant, moins
vous êtes capable d’utiliser vos
propres facultés de guérison. Vous êtes alors forcé de les projeter hors de
vous, sur un médecin, un guérisseur ou n’importe quel organisme. Si votre croyance concernant le médecin
« se confirme », que vos malaises disparaissent et que vous êtes
physiquement soulagé, votre croyance en
vous-même peut par contre s’en
trouver diminuée. Si vous ne faites pas suffisamment d’efforts pour faire
face à vos problèmes, les symptômes réapparaîtront sous une nouvelle forme et
vous aurez recours aux mêmes procédés. Peut-être perdrez-vous confiance en votre médecin tout
en restant confiant dans le corps médical et courrez-vous d’un médecin à
l’autre. Cependant, votre corps possède sa propre intégrité
et la maladie n’est souvent qu’un signe naturel de déséquilibre, un
message physique auquel vous devez être attentif afin de faire les modification
nécessaires.
Quand
ses interventions viennent toujours de l’extérieur, la cohérence naturelle du
corps est menacée et sa relation intime avec l’esprit est brouillée. Bien plus,
ses pouvoirs de guérison s’émoussent.
Les réactions engendrées normalement par des stimuli extérieurs, sont activées artificiellement de l’«extérieur».
La
confiance de l’individu se transfère graduellement sur quelqu’un d’autre; c’est
signe que l’on n’accorde pas le temps voulu au dialogue intérieur et au
questionnement de soi. La guérison qui aurait alors pu se produire
naturellement est amenée par la croyance
en autrui. Toutefois, cela ne fait qu’un
temps. (La réalité personnelle,
T-2, p. 198)
Commentaires
À
la lumière de ces enseignements, il apparaît clairement que personne ne guérit
personne, sauf lui-même, car c’est l’individu qui se guérit en rétablissant l’harmonie entre
ses trois composantes : l’esprit, l’âme et le corps. Et cette harmonie ne
peut se rétablir que lorsque l’individu malade prend conscience de sa nature divine
et spirituelle et retrouve son unité avec la Source des Énergies Cosmiques
(Cayce).
Certes,
un guérisseur, qu’il soit médecin ou autre thérapeute, peut aider un individu
malade à rétablir l’harmonie de son être, par la parole, la volonté positive et
aimante à son endroit, par l’imposition des mains et autres moyens (Cayce) dont
le but est de faire prendre conscience au malade qu’il est son propre médecin,
car il a en lui la Source de la Vie, l’étincelle divine qu’il partage avec tous
les êtres vivants. Les moyens employés, les gestes significatifs, les
instruments verbaux ou autres n’auront d’effet sur le malade que s’il renforce
la télépathie qui existe toujours entre tous les êtres vivants. Ces gestes, ces
procédés sont des symboles de la volonté du guérisseur qui désire que le malade
rétablisse son harmonie : car chacun de nous profite de l’harmonie de tous
les autres. Nous sommes UN par notre divinité.
Toutefois,
sur le plan visible et physique, tout se passe comme si un guérisseur
communiquait la Vie ou l’énergie vitale au malade : c’est une mise en
scène symbolique, c’est une sorte de protocole qui aide le thérapeute à se
concentrer sur l’action qu’il veut produire au profit du malade. Cette action
vient de l’extérieur, mais la guérison vient de l’intérieur.
Certes,
lorsque l’harmonie, l’empathie ou la sympathie existe entre le guérisseur et le
malade, la télépathie est renforcée, les vibrations de l’aura du thérapeute
stimule l’aura affaiblie du malade : c’est donc plutôt une syntonisation
entre ces deux formes d’énergie (l’aura du thérapeute et celle du malade) qu’une
communication d’énergie de l’un à l’autre. Il s’agit d’un phénomène de
résonance. Le thérapeute et le malade peuvent sentir alors cette vibration sous
différentes formes : picotement, chaleur, pression, etc.
Si un malade s’accroche à son thérapeute,
parce qu’il ne se prend pas en main, il soutire alors du thérapeute ou du guérisseur,
une énergie d’emprunt et fonctionne tant bien que mal en utilisant
télépathiquement l’énergie vitale du guérisseur. La comparaison avec un
médicament chimique, qui ne fait que soulager les symptômes, peut servir ici de
référence. Mais cela ne fait qu’un temps (Seth), car les symptômes du malade,
camouflés temporairement par l’énergie du thérapeute ou du guérisseur,
reviennent à la surface sous d’autres formes…. jusqu’à ce que le malade prenne
conscience que la source de sa guérison est en lui. Il doit changer cette
pensée de dépendance à l’égard de son sauveur, médecin ou guérisseur, par la
croyance en sa propre puissance. Ainsi, il pourra faire appel à son propre
système guérisseur qui consiste en sa divinité intérieure, parcelle de
l’Énergie Cosmique ou forces internes de l’univers (Seth).
Il
faut donc prendre conscience de ce qui se passe vraiment dans un traitement
énergétique. Le guérisseur « suscite » chez le malade une prise de
conscience qui l’amène à rétablir son harmonie intérieure (Cayce). Puis, il
peut procéder comme s’il communiquait une énergie ou une couleur spécifique au
malade, c’est-à-dire en visualisant l’effet spécifique que symbolise chaque
couleur : détente, régénération, stimulation, etc. Cet effet (ce but à
atteindre) est « véhiculé », sous la forme d’une image visualisée,
vers le malade par la télépathie; et si celui-ci est réceptif, cet effet va
modifier son état vital intérieur et rétablir son harmonie.
Conclusion
Comme
le monde physique (et, immédiatement, notre corps) est la manifestation et le
symbole de nos pensées et de nos croyances (Seth), ainsi nos gestes, nos
pratiques sont les symboles des actions intérieures qui se produisent chez le
malade que nous traitons par l’énergie ou, mieux, en éveillant l’Énergie Vitale
que chacun possède en lui de par sa nature divine et spirituelle.
Cayce conseillait au futur guérisseur d’ « utiliser ce qu’il
avait sous la main », c’est-à-dire ce qui lui convenait et correspondait à
son protocole personnel. Nous pouvons certes utiliser des expression comme,
thérapie énergétique, communication des couleurs guérisseuses, chirurgie
psychique, etc., mais gardons-nous d’accorder à ces modes de procédure trop
d’importance en leur attribuant la cause ou la source ultime de la guérison. Ne
soyons pas dupes de nos symboles et de nos « pouvoirs » sur la
maladie, tout en utilisant un de ces protocoles symboliques pour aider les
malades à se guérir. C’est la Vie en lui qui guérit le malade, c’est l’Énergie
cosmique ou la Source des énergies cosmiques, ou Tout-Ce-Qui-Est dont nous
faisons partie.
Marcel Mercier (14 février 2007)